La droite départementale s’en prend au droit syndical


La Fédération du Val-de-Marne du Parti communiste français apporte son appui aux organisations syndicales du département dans leur lutte pour conserver la Maison départementale des syndicats Michel Germa, libre d’accès pour les représentants des organisations syndicales, et pour le maintien de ses moyens de fonctionnement.

Contenu dans le Préambule de la Constitution de 1946, le droit syndical est un droit à valeur constitutionnelle. Mais chacun le sait, le droit syndical ne peut exister sans attribution de moyens concrets sans lesquels il reste théorique. Il faut au délégué syndical des heures de délégation, à la section syndicale des moyens de communication et à un syndicat des locaux pour se retrouver, débattre, former ses membres, se coordonner avec les autres organisations. Ces locaux, au niveau local, ce sont les maisons des syndicats ou bourses du travail.

Dans de nombreuses villes, les bourses du travail et les maisons des syndicats sont attaquées ; plus la ville est à droite, plus ces attaques sont brutales. Les représentants politiques des patrons ne s’y trompent pas : en attaquant les maisons des syndicats, ils attaquent la liberté d’expression, d’opposition et de contestation toutes à la fois. Dans le Val-de-Marne, après avoir imposé unilatéralement des réductions drastiques des horaires d’ouverture au public et retiré du personnel pour le fonctionnement, l’exécutif du Conseil départemental met en cause l’existence même de la Maison des Syndicats à travers un projet de nouvelle convention et un nouveau règlement intérieur.Ces projets sont inquiétants : s’ils s’appliquent, ils restreindraient l’accès de la maison des syndicats aux travailleurs comme à leurs représentants et pourraient même leur interdire l’accès en cas de nécessité de “repositionnement de ses services administratifs”.

Lieux de travail, de coordination, de réunion et de formation indispensables aux syndicats, mais aussi lieux de rencontre de tous les travailleurs et de leurs organisations, les bourses du travail et les maisons des syndicats sont un creuset de démocratie locale. 

Dans de nombreuses entreprises, les patrons refusent de mettre à disposition des locaux syndicaux suffisants, bafouant ainsi le peu de droits syndicaux existant encore après leur destruction par les gouvernements libéraux successifs. La majorité de droite départementale veut elle aussi restreindre les moyens de travail et de coordination des organisations syndicales val-de-marnaises. Or, les maisons des syndicats sont des acquis collectifs. La remise en cause du fonctionnement de la Maison des Syndicats Michel Germa est un symptôme de l’attitude dominatrice des patrons et de leurs représentants que sont les partis de droite.

Ce dont les travailleurs ont besoin, c’est de plus de démocratie dans les entreprises et dans la société plus généralement. Les locaux de la maison des syndicats doivent continuer à être administrés par les syndicats qui gardent l’intérêt général des Val-de-Marnais comme boussole.

Le Conseil départemental doit entendre les revendications des organisations syndicales du département et maintenir les moyens à la Maison départementale des syndicats Michel Germa pour qu’elle puisse continuer à fonctionner sans restrictions ni ingérences.