MOUVEMENT LYCÉEN ET ÉTUDIANT : LA JEUNESSE DOIT ÊTRE ENTENDUE, PAS RÉPRIMÉE !


La Fédération du Val-de-Marne du Parti communiste français et la fédération du Mouvement des Jeunes Communistes de France apportent leur soutien aux lycéennes, lycéens et étudiant·es mobilisés pour leurs conditions d’études et leur avenir.

Classes surchargées, manque de personnels, établissements dégradés, précarité étudiante et inégalités d’accès à l’enseignement supérieur : la colère de la jeunesse est légitime. Elle trouve ses racines dans des décennies de politiques d’austérité qui touchent plus fortement les habitants de nos quartiers populaires. Dans l’académie de Créteil, les inégalités territoriales sont particulièrement fortes et les jeunes en sont les premières victimes.

Les jeunes expriment aussi un sentiment d’abandon, de maltraitance et à la fois de pression de l’institution scolaire, mais plus globalement où ils interrogent le fonctionnement de la société qui accélère et aggrave les inégalités sociales et les injustices. Rappelons que cette génération a subi le Covid et subit désormais les canicules a des craintes grandissantes sur son avenir et sa place dans la société, entraînant un profond mal être.

Dans le Val-de-Marne comme partout en France, les interpellations, notamment de mineurs, et les violences policières commises dans le cadre des mobilisations soulèvent de sérieuses questions sur la réponse de l’État. Il en est de même pour les cours à distance, les fermetures d’établissement ou les interdictions de rassemblement qui ne peuvent constituer des réponses valables aux revendications exprimées. Les événements récents rappellent que la réponse aux revendications de la jeunesse ne peut être la répression.

Nous condamnons les violences commises à l’encontre des jeunes mobilisés et demandons que toute la lumière soit faite sur les conditions d’intervention des forces de l’ordre. Nous regrettons également les dégradations et violences commises en marge des mobilisations par des individus extérieurs, mais nous nous interrogeons sur les intentions politiques du ministère de l’Intérieur qui semble provoquer volontairement les troubles à l’ordre public dans une stratégie de répression.

Qu’est-ce que la police nationale veut cacher lorsqu’elle entrave le droit de visite d’un sénateur et qu’elle garde à vue un mineur de 15 ans pendant 48 heures sans que sa famille puisse avoir des nouvelles sur son état de santé ? Cela sans aucune communication sur les chefs d’accusation qui ont motivé son arrestation. Est-ce qu’il y a une tentative d’inventer des motifs de détention pour accabler les jeunes qui se mobilisent ? La République, ne peut être livrée à la loi du plus fort ou de l’arbitraire! Nous appelons à la mobilisation pour faire libérer ce jeune communiste injustement gardé à vue, ainsi que tous les autres jeunes sanctionnés arbitrairement.

C’est pourquoi, nous revendiquons des moyens à la hauteur des besoins pour l’éducation, des conditions d’études dignes pour toutes et tous, ainsi que la fin de la sélection sociale pour se fixer l’objectif d’avoir la jeunesse la mieux formée au monde. Nous demandons à nouveau l’abrogation pure et simple de Parcoursup, véritable machine à détruire les vies de nos jeunes, et son remplacement par un service public de l’orientation.

La jeunesse a le droit de s’engager, de revendiquer et de se mobiliser. Elle doit être entendue, pas réprimée. À ses revendications, il faut désormais apporter des réponses concrètes, à la hauteur de sa mobilisation et des besoins de l’école publique. 

Tout en condamnant les débordements à quelques endroits, ils ne peuvent être de nature à discréditer les exigences et revendications nombreuses des jeunes lycéens et étudiants mobilisés. Le PCF 94 et le MJCF 94 invitent tous les jeunes mobilisés à écrire des cahiers revendicatifs et à amplifier les mobilisations lors des journées de mobilisations interprofessionnelles les mardi 6 et jeudi 8 octobre à Paris.